Une commune très éc«eau»nome

Saint-Genis-les-Ollières a mis en place toute une série d’actions pour économiser l’eau. Dès l’an prochain, elle sera autosuffisante pour l’arrosage.

Avec sa cuve de récupération des eaux de pluies, installée près du pôle culturel et qui sera bientôt complétée d’une nouvelle, la commune disposera de près de 16 000 litres de stock d’eau de pluie. Une quantité suffisante pour couvrir ses besoins annuels en arrosage, sans avoir à puiser l’eau dans un forage ou à utiliser de l’eau potable. « Avec la première cuve, nous couvrions 90% de nos besoins, mais au plus fort de l’été, nous manquions d’eau pour maintenir le fleurissement estival » explique Kevin Bornatico, responsable du service espaces verts.

Pour réduire les besoins en eau et limiter l’évaporation, tous les massifs fleuris sont paillés : chanvre de bretagne pour les annuelles, déchets de taille pour les massifs de vivaces et d’arbustes. Là encore la démarche est vertueuse, car tous les déchets verts sont réemployés, soit pour pailler, soit pour faire du compost. Avec une production de compost de 10m3 par an, la commune n’achète plus aucun amendement pour les vivaces.

Résultat : les commandes d’amendement organique ont été divisées par 2.
Sans oublier que les secteurs équipés en arrosage automatique sont très réduits (devant la mairie et sur la place du village) et programmés en fractionné : 15mn d’arrosage, 20 mn de repos etc…un rythme qui permet à la terre de bien absorber l’eau et bien sûr de moins consommer. Ailleurs, le gazon jaunit, mais comme le rappelle Kevin « ce n’est pas grave, il repart toujours, et la commune fait des économies de consommation».

Très sensibilisée à une consommation raisonnée de l’eau, Saint Genis-les-Ollières entend bien partager cette exigence. Pour preuve, elle vient d’initier un ambitieux projet de création d’un verger communal. 8000 m2 ont été plantés avec de nombreuses essences : abricotiers, cerisiers, figuiers, poiriers…, des hôtels à insectes et des composteurs installés. Les enfants du groupe scolaire, épaulés par l’association gestionnaire du verger et le services espaces verts, participeront à l’animation et à l’entretien de cet espace. Et demain, si la production est importante, les fruits récoltés seront proposés en découverte à la cantine, où l’on apprend dès le plus jeune âge à vider les restes d’eau aux pieds des arbres de la cour de récréation !

De la pédagogie maligne, incontestablement.

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