Mon jardin est beau avec peu d’eau

ARROSEZ écEAUnome !

Arroser efficacement et raisonnablement en été, c’est possible ! Des petits gestes peuvent vous permettre de grandes économies. Découvrez les petites astuces pour ne pas gaspiller l’eau et préserver la santé de nos rivières !

Arrosage et rivière : quel rapport ?

Sur le bassin versant de l’Yzeron, il est très direct, car on estime entre 1300 et 2000 le nombre de forages ou puits chez les particuliers qui pompent directement l‘eau dans les cours d’eau ou les nappes. Résultat, cette eau « gratuite », utilisée pour l’arrosage ou le remplissage de la piscine, est détournée du cycle de l’eau alimentant in fine la rivière. Lorsque l’eau manque, les milieux aquatiques sont en souffrance, les poissons meurent et c’est tout un écosystème vital qui est en danger. Voilà pourquoi il est indispensable d’utiliser l’eau avec parcimonie !

Les bons plans pour jardiner écEAUnome

Que vous puisiez l’eau directement dans la rivière ou la nappe ou que vous utilisiez l’eau potable pour arroser, la bonne attitude est d’économiser. Vous avez tout à y gagner, notre environnement aussi !

J’arrose moins et mieux

Opter pour un système d’arrosage économique

Le plus économique est, sans conteste, l’arrosoir, il permet aussi de bien se rendre compte du volume utilisé. Vous pouvez aussi opter pour un système par goutte-à-goutte qui amène l’eau directement au pied du végétal. Equipé d’un programmateur, cette solution combine économie et efficacité.

Arroser au bon moment et efficacement

De préférence tôt le matin ou le soir, avant le coucher du soleil, pour éviter l’évaporation et l’évapotranspiration (rejet de vapeur par les plantes). Sous la chaleur, 60 % de l’eau s’évapore avant même d’avoir été absorbée par les plantes.
Apportez l’eau au pied de la plante, sans mouiller le feuillage, afin d’éviter les risques de brûlure et le développement de maladies dues à des champignons.

Adapter et réduire

Adaptez l’arrosage, en fonction des conditions météorologiques, du type de sol et des besoins de la plante. Espacez l’apport d’eau au fur et mesure de la croissance de la plante pour inciter ses racines à puiser l’eau en profondeur.
Laissez pousser la pelouse en plein été afin d’éviter l’évapotranspiration et l’effet paillasson.
Faites de l’ombre aux semis et aux jeunes plantes.

J’arrose avec la pluie

Récupérer l’eau de pluie

La pluie est une réserve d’eau gratuite et réutilisable dont il est dommage de se priver. Un récupérateur extérieur peut stocker jusqu’à 500 l. Saviez-vous qu’une maison de 100 mètres carrés au sol à la capacité de récupérer 67 000 litres d’eau de pluie sur une année.

Je bine et je paille

Installer un paillage

Entourer les plantes d’un paillis permet de maintenir le sol humide et donc d’arroser moins souvent.

Ainsi, vous protégez votre sol de la chaleur et du soleil, évitez l’érosion que peuvent provoquer les orages d’été et nourrissez les nombreux êtres vivants qui travaillent naturellement la terre .

Pour cela, utilisez des paillis à base de tontes de gazon sèches l’été ou de broyat de déchets verts et de branchages, c’est aussi un bon moyen de recycler les déchets du jardin.

Biner le sol

Biner permet de briser la croûte de terre durcie par le soleil et l’eau et aide ainsi l’eau d’arrosage à pénétrer dans le sol, tout en limitant son évaporation une fois absorbée. C’est une technique alternative à l’arrosage, qui permet d’importantes économies d’eau. La maxime dit « un binage vaut deux arrosages » et si vous ajoutez un paillage, le sol conservera mieux son humidité.

Je choisis mes plantes

Les cactus et vivaces, comme l’aloé, l’agave ou l’armoise sont capables de stocker l’eau et ne nécessitent aucun arrosage. Côté fleurs, l’iris, le géranium, l’hellébore ou l’orchidée supportent très bien les fortes chaleurs sans avoir besoin d’une grande quantité d’eau. Et pour votre gazon, sachez qu’en le laissant un peu pousser, il résistera mieux à la sécheresse, et que même un peu jauni en période critique, il finira toujours par reverdir !

Vous pouvez aussi transformer un coin de pelouse en prairie naturelle qui ne nécessite pas d’arrosage. Une prairie fleurie offre des ambiances variées et colorées, changeant à chaque saison et ne réclame que deux fauches par an. Un gazon occupe souvent une grande superficie du jardin alors qu’un coin d’herbe tondue suffit pour se reposer, circuler ou jouer au ballon. Alors qu’une pelouse n’est constituée au mieux que de cinq espèces de graminées, une prairie naturelle peut accueillir des dizaines de fleurs et d’herbes différentes. Celles-ci servent, en outre, de gîte et de couvert à de nombreux papillons, insectes et petits animaux utiles.

VOTRE COMMUNE S’ENGAGE EGALEMENT !

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A ce jour,  à l’initiative du Sagyrc, 12 des 19 communes du bassin versant de l’Yzeron ont déjà adhéré à la charte des communes écEAUnomes pour l’arrosage de leurs espaces verts, en s’engageant notamment à  développer le nombre de récupérateurs d’eau de pluie, à privilégier des essences moins consommatrices d’eau et les plantations en pleine terre…autant de bonnes pratiques que chacun peut aussi mettre en oeuvre dans son jardin !
#onsymettous

Pour approfondir et devenir un jardinier écEAUnome hors pair

Consultez

Le guide de l’écojardinage de la Métropole de Lyon en cliquant ici

et le site

https://www.jardiner-autrement.fr/

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