Entretenir les cours d’eau

Mieux connaître les espèces invasives

Très souvent originaires d’Amérique du Nord et du Sud, et d’Asie, les espèces invasives sont à l’origine de problèmes récurrents depuis plusieurs années dans nos cours d’eau. Leur éradication reste très complexe.

Des nuisances multiples

L’absence de réelles concurrences locales ont permis aux « invasives » de se développer de manière très importante, produisant des changements significatifs dans la structure, la composition et le fonctionnement de ces écosystèmes.
Elles ont un impact non négligeable sur la biodiversité. Très robustes, ces espèces invasives viennent concurrencer les espèces indigènes jusqu’à les faire disparaître. Elles contribuent également à la dégradation de la qualité du milieu et parfois de l’eau. Elles peuvent avoir une incidence sur les écoulements de l’eau en créant des bouchons hydrauliques, voire une augmentation ponctuelle des niveaux d’eau.

Un traitement de longue haleine

Face à ces phénomènes, les solutions mises en place par le Sagyrc sont le plus souvent des opérations d’arrachage manuel réalisées par la Brigade de rivière. Ces opérations nécessitent d’être réitérées régulièrement, et elles sont très chronophage. Il faut également être très attentif au risque de dissémination des déchets d’arrachage. Une fois extraites de leur aire d’implantation, certaines plantes peuvent conserver leurs aptitudes à se reproduire, que ce soit par graines ou par bouturage.

De nouvelles méthodes pour éradiquer la renouée

Depuis 2009, le Sagyrc expérimente différentes techniques pour éradiquer la Renouée. La première consiste à concurrencer son développement en utilisant des plantes indigènes au tempérament conquérant : houblons, vignes sauvages et ronces par exemple. Des tests de bâchage des secteurs envahis par la renouée sont également réalisés, avec des résultats encourageants. Dans les secteurs difficilement accessibles comme les enrochements de berges, la renouée est brulée régulièrement, des les premières repousses. Ces différentes techniques conduites avec régularité et dans la durée laissent entrevoir un affaiblissement de la Renouée.

FOCUS

Pour traiter la Renouée du Japon extraite du chantier à Oullins, le SAGYRC a utilisé une méthode expérimentale qui a été testée sur le Rhône par la Compagnie Nationale du Rhône (Maitre d’œuvre des travaux) depuis plusieurs années et ayant donnée des résultats satisfaisants, à savoir :
Criblage des matériaux contaminés par la Renouée du Japon et évacuation des produits dépourvus de rhizomes vers une décharge agréée.
Broyage/Concassage du refus de criblage contenant les rhizomes de renouée (neutralisation).
Evacuation des produits concassés dont les rhizomes ont été « neutralisés » vers une décharge agréée.
Voir la vidéo sur le traitement de la renouée du Japon

Zoom sur 2 espèces invasives du Bassin Versant de l’Yzeron
– La Renouée du Japon
– La balsamine de Balfour

Comment agir ?

Fauchez ou arrachez (les racines, peu développées, sont faciles à extirper) avant la production des graines (octobre).

Ne laissez pas le sol découvert : plantez et semez des espèces couvrantes qui l’empêcheront de prendre racine…

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