La concertation sur l’intégration environnementale et paysagère des barrages situés à Francheville et Tassin la Demi-Lune, ouverte en avril 2016, s’est clôturée le 30 novembre dernier. La réunion publique du 15 décembre a permis de restituer les avis exprimés et de présenter les orientations d’aménagement des sites d’implantation des barrages.

150 participants

C’est le nombre de personnes, venues prendre connaissance du bilan de la concertation, ce jeudi 15 décembre à Sainte Foy-lès-Lyon.

Dans une ambiance calme et respectueuse des positions des uns et des autres, le médiateur, Bernard Jacquand, a restitué les positions et avis exprimés dans les registres (173 avis au total), lors des réunions publiques ou des réunions techniques. Marie Guilpain, paysagiste et animatrice des ateliers, a quant à elle, présenté les choix qui ont guidé l’approfondissement des projets d’insertion des ouvrages.

Un rappel des plannings

Cette réunion a été l’occasion d’évoquer le planning d’aménagement des cours d’eau, après la crue du 22 novembre et les réactions qu’elle a suscitées.
Le Président du SAGYRC, Alain Badoil, a rappelé que les aménagements de cours d’eau, qui concernent les 5 communes, ont fait l’objet d’une DUP en 2010 et sont engagés depuis 2012, selon un planning fixé dont la mise en œuvre est respectée :

  • les premiers travaux (protection centennale) ont été réalisés à Charbonnières-Les-Bains et réceptionnés en 2013,
  • le chantier d’Oullins aval a été lancé en 2014 et réceptionné en avril 2015,
  • les travaux ont bien avancé sur une partie importante de Sainte-Foy-lès-Lyon et d’Oullins amont (Merlo-Platanes) cette année et seront réceptionnés en fin d’année prochaine,
  • les dernières tranches de travaux seront engagées dès 2018 à Sainte Foy-lès-Lyon (secteur RD 42, en lien avec les travaux d’assainissement et de voirie réalisés par la Métropole de Lyon), Tassin la Demi-Lune et Francheville pour être réceptionnées en 2020.

Ce planning des travaux à venir exige néanmoins que soient finalisées rapidement les acquisitions foncières dont certaines font l’objet de recours ou d’oppositions. Les travaux ne peuvent, en effet, débuter qu’une fois les emprises maîtrisées, ce qui implique une mobilisation conjointe du SAGYRC et des communes.

Il a également souligné que le choix de réaliser les aménagements de cours d’eau par tranches successives, étalées dans le temps, répond à plusieurs exigences incontournables :

  • La nécessité de réaliser les travaux de l’aval vers l’amont, imposée par la loi sur l’eau. Elle offre la garantie de ne pas aggraver le risque, en protégeant un site amont qui ferait passer plus de crue et inonderait plus gravement encore un site aval non protégé.
  • Les travaux ne peuvent être menés durant la période de reproduction des poissons, là encore la réglementation l’impose ; il n’y a donc pour chaque chantier que 6 mois exploitables dans l’année pour réaliser les aménagements. Une exception à cette règle a été faite sur Oullins aval où aucune faune aquatique n’était présente du fait du lit entièrement bétonné.
  • L’importance et le volume de travaux (22 millions d’€ HT) nécessitent un phasage en adéquation avec les moyens donnés au Sagyrc par ses communes adhérentes.

De ce fait, tous les chantiers ne peuvent être engagés et suivis en même temps.

Les acquis de cette phase de concertation

Le travail réalisé dans les ateliers a permis de préciser les orientations d’aménagement des sites d’implantation des barrages. Les attentes portent donc sur le maintien de la tranquillité des sites, ce qui exclut des activités autres que la promenade, la découverte de l’environnement ou la pêche. Des demandes se sont exprimées pour valoriser les nouveaux milieux créés (zones humides notamment) et chercher à masquer dans le paysage les organes techniques des barrages (évacuateur de crues en béton notamment). Enfin, sur le site de Francheville, l’idée de création d’une liaison entre Bel-Air et Francheville le Haut empruntant le barrage a été affinée.

 

Lisez ou téléchargez les documents relatifs à la concertation sur les barrages écrêteurs de crue :