Alerte sécheresse en vue !

Depuis le 12 mars, le bassin versant de l’Yzeron est en vigilance sécheresse.
Tous les indicateurs laissent entrevoir, pour la 5eme année consécutive, une dégradation de la situation et une restriction de certains usages.
La seule parade : économiser l’eau !

Trop peu de pluies

La crise sanitaire – aussi grave et exigeante soit-elle – ne doit pas faire oublier le risque chaque jour plus fort d’une sécheresse annoncée sur le bassin versant de l’Yzeron (et ailleurs aussi). Avec, en corollaire, des impacts majeurs sur la faune et la flore aquatiques. D’autant que pour celles et ceux qui ont la chance d’avoir un jardin, le temps est aux plantations, à l’arrosage, voire au remplissage des piscines. Ces prélèvements d’eau sont souvent effectués à partir de puits ou de forage dans des nappes souterraines superficielles, qui ont eu beaucoup de mal à se recharger pendant un hiver 2020 extrêmement sec. En effet, c’est habituellement à cette période que les nappes se reconstituent, la pluie est plus abondante et la végétation, en sommeil, utilise peu d’eau. Or entre janvier et mars 2020, il a plu à peine 70 mm quand la normale pour cette période se situe au double (140 mm).

Une sécheresse récurrente ?

Conséquence directe, les débits dans les cours d’eau sont très bas, en ce début de printemps et semblent reproduire un scénario devenu récurrent.
Depuis 2017, le débit annuel moyen de l’Yzeron à Craponne, par exemple,  ne dépasse pas les 0,25 m3/s, quand il était deux fois plus important en 2012 et 2013. Les périodes d’assec, ou quasiment aucun débit ne s’écoule dans la rivière, s’allongent : en 2019, on a comptabilisé 70 jours d’assecs sur l’Yzeron à Francheville entre le 1er juillet et le 15 octobre soit les 2/3 du temps. A Oullins, proche de l’exutoire de l’Yzeron, la rivière ressemblait dès la fin du printemps à un sentier de promenade….

Heureusement quelques pluies ont durant cette période limité l’impact sur les milieux aquatiques. Ces apports d’eau, bien que faibles, permettent de réoxygéner et de rafraîchir les poches d’eau qui se forment lors des assecs et qui constituent des zones refuge pour la faune aquatique.

Vigilance et économies malignes

La conjonction d’une ressource en eau déficitaire, avec des nappes peu rechargées, et de faibles prévisions pluviométriques a conduit la préfecture à prendre des le 12 mars un arrêté de vigilance sur les nappes souterraines, étendu très récemment aux eaux superficielles. En 2019, dès le mois d’avril des arrêtés d’alerte ont été promulgués assortis de restrictions d’usage, jusqu’à une alerte renforcée en juillet, tant le manque d’eau était important.

L’urgence est donc, dès maintenant, aux économies d’eau. Dans le monde d’après qu’il nous faut inventer, l’eau sera de plus en plus une ressource précieuse, qu’il faut apprendre à utiliser avec beaucoup de parcimonie. Sur proposition du Sagyrc, la plupart des communes du bassin versant de l’Yzeron ont signé une charte visant à réduire les consommations d’eau pour l’arrosage de leurs espaces verts et s’engagent à inciter chacun à faire de même. Contrairement aux idées reçues, un jardin peut être beau avec peu d’eau. Il suffit juste de prendre de nouvelles habitudes ! Pour les faire connaître, une campagne d’information et de sensibilisation est programmée courant mai sur les réseaux sociaux des communes signataires ! A suivre, donc.

Start typing and press Enter to search