L’épisode pluvieux, d’origine cévenole, qui a affecté la région lyonnaise, a été particulièrement impactant pour les riverains de l’Yzeron. Plus de 100 mm de pluies sont tombés en moins de 18h, avec des pointes de 10 mm/ heure et des vitesses de montée des eaux très rapides.
Un événement qui rappelle la violence et la soudaineté des crues de l’Yzeron et confirme l’opportunité de conduire l’ensemble du programme d’aménagements pour se prémunir du risque inondation.

Bonne résistance des aménagements réalisés sur Oullins.

Pour la première fois, les riverains de l’Yzeron, habitant le centre d’Oullins, ont vécu cette crue, sans en subir les dégâts. Les 1,5 km de l’Yzeron, élargis et réaménagés depuis avril 2015, ont évacué la crue et bien résisté, malgré la vitesse élevée des eaux et les débits conséquents (plus de 60 m3/s !). Sur le quartier des Platanes, où une première phase de travaux a été réalisée en 2016, les protections ont contenu les débordements, mais des dysfonctionnements techniques sur certains ouvrages hydrauliques de vidange ont provoqué l’inondation légère de quelques riverains.
Les riverains protégés ont largement exprimé aux élus et équipes du Sagyrc présents sur le terrain leur soulagement de ne pas être inondés, tout en insistant sur l’importance d’augmenter le niveau de protection en réalisant les barrages.

Les travaux d’aménagement des cours d’eau seront terminés en 2020.

Le bilan de cet épisode est important : une trentaine d’habitations ont été touchées, trois ont été évacuées à Francheville, un immeuble collectif a été encerclé par les eaux à Sainte Foy-les-Lyon et la RD 42, axe de circulation majeur, a été fermée jusqu’au lendemain.
Les aménagements programmés sur Sainte-Foy-les Lyon, Tassin la Demi-Lune et Francheville par le SAGYRC permettront de contenir ce niveau de crue, qui est d’ordre vingtennale (cette période de retour restant toutefois à confirmer avec l’analyse ultérieure précise des débits). Le planning est conduit en respectant un principe réglementaire : la logique hydraulique de l’aval vers l’amont, imposée par la loi sur l’eau et permettant de ne pas aggraver le risque, en protégeant un site amont qui ferait passer plus de crue (car il n’y aurait plus de débordements) venant sinistrer un site aval non protégé.
Seule Charbonnières-les-Bains, du fait des faibles débits en jeu et de son éloignement géographique en amont du bassin versant, a pu bénéficier d’une dérogation afin d’engager au plus vite les premiers travaux, par ailleurs rendus possibles sur ce site au niveau foncier. Ainsi, l’année 2017 sera consacrée à finaliser les études et les acquisitions sur les secteurs de la RD 42 à Sainte Foy les Lyon, de Tassin la Demi-Lune et de Francheville pour un démarrage des travaux prévu en 2018 selon l’aboutissement des démarches foncières et une livraison 2 ans après.

L’année prochaine verra également la fin des travaux engagés sur les secteurs du Merlo et des Platanes à Oullins et Sainte Foy-lès-Lyon.

Le rôle des barrages, complémentaire et indispensable.

Le suivi de la crue a été assuré par le Sagyrc, qui durant ces dernières 48h a animé un PC de crise et assuré l’interface avec les communes pour les informer des évolutions de débits, des projections météo et des conseils à relayer aux riverains. Le bilan est que la catastrophe a été évitée de peu. Il aurait suffit d’une ou deux heures de pluies supplémentaires pour atteindre voire dépasser la crue trentennale. Et dans ce cas, les aménagements réalisés à Oullins et programmés en amont n’auraient pas pu contenir les débordements.

S’il en était besoin, cet épisode confirme donc l’utilité des deux barrages écrêteurs de crue prévus à Francheville et Tassin-la- Demi-Lune, dont la vocation est de protéger les biens et les personnes de la crue trentennale jusqu’à la crue centennale.